Interview d’Hélène responsable de secteur des Assistantes Ménagères à Dijon
Arrivée il y a un an chez Bien Etre et Vie, Hélène a d’abord travaillé comme assistante planning sur les secteurs pôle handicap, en collaboration avec Delphine et Amandine. Depuis peu, elle a pris de nouvelles responsabilités en devenant Responsable de secteur des Assistantes Ménagères à Dijon. Dans cette interview, elle nous raconte son quotidien, ses défis et ce qui la motive au cœur d’un métier essentiel au bien-être des bénéficiaires.
Peux-tu nous expliquer en quoi consiste le métier de Responsable de secteur des assistantes ménagères à Dijon ?
Il combine plusieurs missions : le management des équipes, l’accompagnement des bénéficiaires dans leur quotidien, et le maintien du lien entre les intervenantes et l’agence. Concrètement, nous aidons les bénéficiaires à l’entretien de leur domicile et parfois pour leurs courses. Ce soutien est essentiel, car il permet à de nombreuses personnes, notamment des personnes âgées, de rester chez elles dans de bonnes conditions. Nous accompagnons également des actifs qui souhaitent être aidés dans la gestion de leur logement.
À quoi ressemble une journée type pour toi ?
Mes journées commencent par la consultation des mails et de la plateforme interne 1+1, qui centralise les messages des appelants. Je gère ensuite les arrêts, les congés et les remplacements. Je suis aussi en contact régulier avec les intervenantes, souvent par téléphone, afin de les soutenir dans leur quotidien car elles sont seules sur le terrain. Enfin, je m’occupe de la gestion des prospects et du suivi des demandes.
Quels sont les défis de ce poste ?
Pour moi, le premier grand défi, c’est de remettre à flot le service, de stabiliser les choses et de poser des bases solides. Une fois cet équilibre trouvé, je pourrai me consacrer pleinement au développement du secteur, notamment auprès de personnes actives qui ont besoin d’assistantes ménagères à Dijon..
Un autre challenge, tout aussi important, c’est la relation avec les bénéficiaires. Dès qu’on touche à leur quotidien, cela peut vite être perçu comme un bouleversement. Parfois, certains réagissent vivement, jusqu’à menacer de « contacter la direction ». Dans ces moments, il est indispensable de garder son calme, de rester cordial et de trouver les mots justes pour apaiser la situation.
C’est un métier où l’anticipation joue un rôle clé : il faut toujours avoir une solution en tête, rester positif et transmettre cette énergie aux bénéficiaires. Même face à une difficulté, je pense qu’il est essentiel de prendre du recul et de les aider à voir le bon côté des choses.
Comment soutiens-tu les aides ménagères dans leur quotidien ?
Le contact quotidien se fait principalement par téléphone. Cependant, pour mieux les connaître étant donné que j’ai pris le poste récemment, je les reçois aussi individuellement à l’agence. Il y a aussi une réunion mensuelle qui permet de faire un point collectif : retour sur le mois écoulé, échanges sur leurs ressentis, rappels de bonnes pratiques et des règles administratives.
Comment les accompagnes-tu pour progresser dans leur métier ?
Nous proposons régulièrement des formations adaptées. En cas de difficulté, elles peuvent prendre rendez-vous avec moi, ma porte leur est toujours ouverte. J’accompagne aussi les nouvelles recrues. Par exemple, une jeune de 18 ans souhaite suivre une formation, nous préparons ensemble son dossier pour qu’elle soit bien orientée.
Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ton travail ?
Ce qui m’anime, c’est la proximité humaine, autant avec les bénéficiaires qu’avec les salariés. Les journées passent vite et ne se ressemblent jamais. J’aime la diversité de ce poste, il est stimulant et riche en échanges.
As-tu une anecdote qui illustre cet aspect humain ?
Récemment, j’ai réalisé une visite à domicile pour une dame qui attendait de l’aide depuis plusieurs mois. Au départ, elle pensait se tourner vers une autre structure. Finalement, la rencontre s’est très bien déroulée : elle a passé un bon moment et, selon sa fille, elle s’est sentie écoutée et rassurée. Comme elle est très isolée, je suis heureuse d’avoir pu lui proposer une intervenante adaptée. Cet accompagnement va lui apporter du réconfort au quotidien. Cette expérience rappelle à quel point l’écoute et la bienveillance sont essentielles dans le métier des assistantes ménagères à Dijon.
Qu’aimerais-tu que le grand public comprenne mieux à propos de ce métier ?
Beaucoup pensent que nous faisons seulement des plannings derrière un ordinateur. Or, ce métier va bien au-delà : nous avons une vraie responsabilité dans la vie des bénéficiaires. Si les courses ne sont pas faites, certains ne peuvent pas se nourrir. C’est un métier profondément humain, indispensable face au vieillissement de la population.
Pour finir
Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui hésite à rejoindre le secteur de l’aide à domicile ?
Il faut être conscient que chaque action a des conséquences et qu’il est nécessaire d’avoir une véritable fibre humaine. Si l’on ne ressent pas ce sens des responsabilités et ce désir d’aider, ce métier n’est pas fait pour soi. En revanche, pour ceux qui ont envie d’accompagner et de donner du sens à leur travail, c’est une expérience très enrichissante.
